Eté 1914, l’Europe est touchée par les prémices d’un conflit espéré court… qui durera quatre ans et deviendra la Grande Guerre. Jusqu’au 20 décembre, Viroflay rend hommage aux poilus et aux civils à travers plusieurs manifestations et la mise en valeur des archives de la ville et de documents privés.

 

Plus de 8 600 000 hommes ont combattu pour la France entre 1914 et 1918. 1 400 000 soldats français et coloniaux ont été tués, quand des millions d’entre eux sont revenus mutilés, blessés ou infirmes. Le petit village qu’était Viroflay a pleuré 112 de ses habitants fauchés au front. Cent ans après, de nombreux témoignages de soldats ou de leurs proches sont restés dans les tiroirs et les greniers de leurs descendants… C’est pour faire émerger ces documents inédits que la bibliothèque numérique européenne a organisé la Grande Collecte « Europeana » du 9 au 16 novembre 2013, à laquelle a participé Viroflay.

Trente-et-une personnes sont venues confier leurs documents de famille au service des archives de la Ville, parmi lesquels, les photographies du médecin Charles Poisson, les dessins d’André Auxenfans ou encore les œuvres de Paul André et de son fils Pierre. Par ailleurs la ville détenait déjà les carnets du lieutenant François Thomas légués par la famille.  Autant de trajectoires personnelles qui rendent compte de la grande histoire à travers un nom, un visage.

 

La ville vous invite à découvrir 4 histoires singulières issues de ces fonds d’archives personnelles. Les portraits d’hommes, plongés dans la tourmente de la Grande Guerre : 

François Thomas, tout d’abord. En 1914, ce jeune professeur d’histoire-géographie de 28 ans, marié et père de deux petites filles, est envoyé sur le Chemin des Dames dans l’Aisne. Dès le 21 septembre 1914, il écrit dans ses carnets l’enfer des tranchées au milieu des obus, des morts, de la boue. Il y confie ses doutes, ses craintes, ses moments de tristesse et d’éphémères moments de joie. François Thomas s’installera à Viroflay avec sa famille en 1926 et résidera au 11, rue du Docteur Roux jusqu'à sa mort en 1970.

 

Charles Poisson, médecin originaire du Tarn, était, quant à lui, chargé de la levée et de l'identification des corps des soldats et des civils dans la région de Nancy. Véritable artiste, ses photographies des premiers désastres sont aussi poignantes que belles. Il décède en 1917 des suites d’une maladie infectieuse contractée dans les tranchées.

 

André Auxenfans, orfèvre bronzier parisien, est fait prisonnier en Allemagne au début de la guerre. Il réalise des esquisses de ses camarades prisonniers et dessine des paysages comme pour échapper quelques instants à ses geôliers. Après la guerre, il résidera à Colombes et reprendra son travail d’orfèvre. Il meurt à Sèvres en 1976.

 

Paul André rêvait de devenir compositeur de musique. Ses parents s’y opposant. Il s’engage volontairement dans le régiment d'infanterie de Lyon le 24 mars 1884. Le 2 août 1914, mobilisé il connaîtra la guerre à 49 ans, tout comme ses trois fils Pierre, Jean et Henri. Les dessins de Pierre, envoyé avec le 32e régiment d'artillerie sur le front belge, représentant les scènes quotidiennes de la guerre ont eux aussi été sauvegardés. Il est tué le 27 décembre 1915 par l'obus qu'il était chargé de déminer.

 

L’exposition présente également les manifestations viroflaysiennes menées en leur mémoire et celle de tous les autres : conférences, concerts, médiation théâtrale et artistiques.

 

Enfin, grâce aux documents de l’Association des cartophiles de Viroflay au fil du temps par l’image, ACVFTI, vous serez emmenés dans le Viroflay de 1914. 

 

 

                                                    BONNE VISITE !

 

Conseil d'utilisation: Cliquer deux fois sur les images pour les agrandir.

 

Viroflay pendant la Première Guerre mondiale

 

Ils s’appelaient François, André, Charles, Paul, Pierre

Le lieutenant François Thomas et tous les autres